Cuisine et littérature

Publié le par François Kuss

Ce matin, une fois n'est pas coutume, je n'étais pas un simple invité d'une émission de radio. Habituellement, le chroniqueur en face de soi pose des questions et commente l'actualité de l'invité. Là, j'étais véritablement acteur d'un émission originale, "Tous en cuisine", diffusée tous les jours de 10h à 11h sur les ondes de France Bleu Pays d'Auvergne.

 

Acteur, car le principe de l'émission se fonde sur la préparation, par l'invité, d'un plat, un repas, un dessert, etc.. bref, par la concrétisation d'une création culinaire, quelle qu'elle soit, car ne sont pas simplement invités les grands chefs, les restaurateurs ou les pâtissiers, mais également des particuliers qui ont une actualité ou une passion.

 

C'est ainsi que je me suis retrouvé de 10h à 11h aux côtés de l'animateur radio Philippe Vialon au beau milieu du marché Saint-Pierre de Clermont-Ferrand à faire la cuisine tout en parlant littérature ! Que ne ferais-je pas pour donner envie aux lecteurs de se plonger dans les pages d'Echec au Roy !

 

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 Toutefois, à bien y réfléchir, quoi de plus commun que la cuisine et l'écriture ? Quoi de plus évident que ce mariage qui semble celui de la carpe et du lapin ? Car aprés tout, ces deux activités ne sont-elles pas fondées sur la motivation du partage ? Ne signent-elles pas l'alliance de l'essence même de la nature humaine, le plaisir de la chair qui ne peut se suffire à lui-même et qui réclame, toujours, celui de l'esprit ?

 

Cuisiner, écrire.. deux activités, un point commun. Le don. En cuisinant, on donne sa recette, ses conseils.. en écrivant, on donne sa vision des choses, sa manière d'interroger le monde. Et puis on ne cesse, dans les deux matières, de créer. De l'émotion, du plaisir, parfois en déconcertant, parfois en étant plus classique.

 

 

Alors sans doute ni mon plat ce matin, un simple "Tian provençal" ; ni les pages que j'ai noircies ces deux dernières années, "Le Complot des Salines" et "Echec au Roy" ; ne sublimeront les pratiques de la cuisine ou de la littérature pour les années à venir toutefois ces jaillissements créatifs prouvent que cuisiner, et écriture, pour paraphraser Cocteau, sont des "actes d'amour".

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