Et la lanterne devint le tombeau du despotisme..

Publié le par François Kuss

A celles et ceux qui aborderont ces lignes avec l'espoir irrépressible (soyons modeste.. ), d'y trouver enfin le scoop comme quoi j'ai réussi à accoucher de mon second opus, je leur demanderai encore, comme jadis on le faisait au bourreau, quelques secondes de patience..

 

Il n'y trouveront qu'une vague litanie de lieux communs, quelques traits de conférence d'un visiteur du soir qui arpente, dans l'ombre, les sentiers de l'histoire et y trouve, à la lueur de sa maigre lanterne, de quoi enrager, toujours, face au présent..

 

L'heure est la confiscation, une de plus, de la voix du peuple en Côte d'Ivoire. Elle l'est à la censure face à wikileaks.. Elle l'est aussi à l'attribution du prix nobel de la paix qui pour la première fois depuis 75 ans, a vu son lauréat absent de la remise, car il demeure sous les fers..

 

Et de fait, alors que chaque jour je retourne à l'origine de notre modernité pour mieux en narrer les turpitudes et l'éclosion, jaillit cette question, lancinante.. Quid de cette espérance de liberté humaine qui a portée tant de générations depuis 1789 ?

 

Faisant des recherches pour mon livre, dont bientôt je révèlerai le nom (et oui, il faut aussi sacrifier à un peu de marketing viral tout en demeurant philosophe..), me voici tombé il y a quelques secondes sur cette phrase, issue d'une autobiographie d'un des acteurs de la révolution française, qui a écrit sur les faits une fois la monarchie restaurée après 1815 : "L'on croyait alors que le titre de citoyens ferait pâlir tous les potentats.. mais aujourd'hui que le despotisme est rétabli, à quoi ont servi les livres, les académies, les instituts, les philosophes, tous ces flots de lumière qui ont illustré le siècle puisqu'aucun de leurs rayons n'a pénétré la masse du peuple?"

 

Sévère, le constat demeure. Et alors que déjà dans les rues tourbillonne la foule autour des paquets à constituer pour sacrifier à l'appétit vorace du Dieu à l'habit rouge et barbu ; je ne peux m'empêcher d'espérer qu'à nouveau, là où on l'étouffe, une pique redevienne le signal de la liberté. 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article