Le quotidien La Montagne fait l'éloge d'Echec au Roy

Publié le par François Kuss

 Ce jour, le quotidien régional d'Auvergne, La Montagne, dresse, sous la plume de Daniel Martin, un critique dithyrambique d'Echec au Roy, que je ne peux m'empêcher de reproduire ici (voir image ou le texte ci-dessous, copyright La Montagne, 27 avril 2012).

 

***************

 

Grande érudition, fort suspense.

 

Allier les qualités d'un bon polar et celles d'un livre historique sur les débuts de la Révolution : tel est le pari réussi de François Kuss.  Par Daniel Martin (daniel.martin@centrefrance.com).

 

 

Le principe selon lequel, plus le méchant est réussi, meilleur est le roman, se vérifie une fois de plus à la lecture d'Echec au Roy, troisième volume des aventures de Pierre Castilhon. Lequel a pour ennemi l'épouvantable Alexandre Fraissard. Un maître en basses oeuvres dont il pensait s'être débarrassé au terme du Complot des Salines. Mais qui s'évade. Et d'autant plus facilement qu'il bénéficie de hautes complicités.

 

 

Des temps incertains 

 

Rappelons que ces personnages évoluent au temps particulièrement trouble, incertain et passionnant des débuts de la Révolution (ici, de décembre 1788 à août 1789). Si bien que François Kuss, passionné d'histoire, peut faire preuve de sa grande érudition, comme d'une parfaite maîtrise dans la conduite de son intrigue.

 

Ce qui donne  - ne le cachons pas - un livre particulièrement dense, beaucoup plus que la plupart des polars du même genre et beaucoup plus exigeant aussi : il demande à son lecteur une grande attention et quelques connaissances historiques..

 

Car il croise deux grandes affaires : l'une fictive, l'autre parfaitement historique. D'un côté, le combat que se livrent Fraissard et Castilhon ; de l'autre côté, le complot qu'ourdit Louis-Philippe d'Orléans (1747 - 1793), qui pense profiter des Etats Généraux pour déchoir le Roi et se faire nommer Régent.

 

Fiction et réalité

 

Les personnages fictifs en côtoient de biens réels. En un temps où chacun se demande quelle décision prendre. On sait que beaucoup parmi les aristocrates et les révolutionnaires en perdront la tête (Camille Desmoulins, Bailly...), quand d'autres émigreront (Madame de Staël, La Fayette...) et quelques-uns, plus habiles, survivront à tous les régimes tels Talleyrand ou Sieyès.

 

Pour donner de l'intensité à son intrigue et maintenir l'envie de tourner les pages, François Kuss a imaginé des aventures terribles à ses deux héros, et de multiples coups de théâtre. Un suspense qu'il maintient jusqu'à la dernière ligne. Sans gommer un arrière-plan assez moral, au sens politique du terme.

 

Pour en savoir plus

 

François Kuss est originaire de Sète et travaille en Auvergne. Deux régions chères à Pierre Castilhon. Passionné d'histoire et de littérature, il cite de nombreux écrivains dans ce volume, dont Laclos et ses Liaisons Dangereuses, et d'autres assez oubliés, tels Cazotte (1719 - 1792) auteur, entre autres, du Diable Amoureux ou Chamfort (1740 - 1794) et ses fameuses Maximes.

 

Qui voudrait en savoir plus pourra se référer au Dictionnaire critique de la Révolution Française de Mona Ozouf et François Furet, à la Révolution française d'Albert Soboul, ou à la Révolution française expliquées à ma petite-fille de Michel Vovelle.

 

lamontagne27avril2012.jpg

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article