"Un livre doit être un danger" Cioran

Publié le par François Kuss

Voilà plus d'un mois que je n'ai pas consacré du temps à coucher sur cet interface des actus, des opinions, des idées..


Pourtant, durant la même période beaucoup de choses se sont déroulées et la folle ambition de commettre un second opus des aventures de Pierre Castilhon dans la foulée du Complot des Salines a commencé sa concrétisation. Hélas, à l'instar de l'être aimée,  pour laquelle aucun soin n'est jamais de trop, je ne lui consacre pas assez de temps, happé par le tourbillon quotidien,et me voici en suspens au chapitre 5, mon commissaire de héros étant à l'orée de la convocation des Etats généraux de 1789...


Ce faisant, cette pause est utile, surtout au regard des recherches que j'ai pu engranger pour narrer fidèlement la fin de l'Ancien Régime et qui nourrissent quotidiennement et sans cesse ma réflexion ; et  aussi au regard de l'actualité, pleine de scandales, pour ne pas dire de corruptions, au plus haut sommet de l'Etat. Car j'avais un doute sur l'utilité de mon futur - je l'espère - livre. Narrant quelques épisodes qui ont conduit à ce que le peuple prenne la Bastille, jusqu'à présent je doutais de leur bien fondé dans l'intrigue  en tant que telle. Trop de digressions historiques me disais-je, songeant à regret à la carrière de professeur d'histoire que j'envisageais enfant..


Mais dès lors que le système dans lequel nous vivons perpétue les mêmes abus que ceux qui se déroulaient à l'époque de "l'affaire du collier de la reine" et du temps de "Madame Déficit", une époque de privilèges où l'élite, omnibulée par son sort, n'avait que faire du bien commun, car comment mieux résumer l'affaire "Eric Woerth" ? ; il me semble à présent que je ne vais pas assez loin dans mon récit.


Il faut que mon futur ouvrage, comme le note si justement Cioran, soit un danger. Pour qu'à la lumière du passé le présent s'éclaire et qu'enfin l'avenir ne soit plus simplement fait de résignations mais véritablement constitué de ce que nous allons en faire ! Et pour ma part j'opine vers une société de justice et de progrès.


C'est le chemin que prend Pierre Castilhon, Commissaire du XVIIIème siècle, qui va se précipiter au devant des grands bouleversements de notre histoire.. A travers lui, je sens que ma plume exprime mon envie d'une nouvelle nuit du 4 août.. Utopie ? Parfois l'utopie n'est pas si utopique, reste à s'en donner les moyens !

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